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PROJET
DE ZAC DANS LE SECTEUR CENTRE GARE
BILAN DE CONCERTATION
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Observations
des Chellois
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L’association A.D.E.N. a transmis ses observations par lettre
en date du 19 décembre 2002 adressée à Monsieur
le Maire de Chelles. Cette association précise sa volonté
de voir l’espace utilisé par le marché provisoire
(dite entrée Nord du Parc) restitué à sa fonction
de parc paysager avec embellissement, et non d’être
maintenu pour être utilisé pour l’accueil de
brocantes ou d’expositions diverses. Par ailleurs , l’A.D.E.N.
demande à ce que l’ancien parc de stationnement de
l’allée Chilpéric soit réintégré
à la superficie du Parc après aménagement paysager.
Enfin, selon ladite association, il y aurait lieu d’envisager
la démolition de l’îlot situé face à
la gare, constitué d’immeubles assez vétustes,
pour une nouvelle configuration de la place de la gare.
- L’Union des Commerçants et des Artisans de Chelles
(U.C.A.C.) dans un courrier reçu le 13 février 2002,
s’interroge sur le devenir de l’espace occupé
par le marché provisoire, et fait part de son souhait de
voir cet espace laisser en l’état et qu’il ne
soit pas restitué au moins totalement au Parc.
- Une riveraine de la rue du Chevalier Bayard évoque des
problèmes de sécurité qui pourraient être
accentués du fait de nouvelles constructions.
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Nouvelles observations suite à la réunion publique
du 2 mars 2004
Divers documents et mentions ont été portés
au registre suite à la réunion publique du 2 mars
2004, à la parution dans Chelles Contact d’un article
relatant cette réunion, ainsi qu’à la mise à
disposition dans le registre le 17 mars 2004 des plans des deux
scénarios d’aménagement présentés
lors de la séance publique :
- Deux riveraines, respectivement domiciliées allée
Chilpéric et avenue de la Résistance, faisant état
d’une information tardive sur la tenue de la troisième
réunion publique, précisent que « tous les Chellois
sont concernés par ces projets de « bétonnage
» des abords du Parc et de l’avenue de la Résistance
» et qu’il serait souhaitable que le Conseil Municipal
ne se positionne pas sur ce projet durant les congés d’été.
L’une d’entre elles précise ultérieurement
que les documents graphiques versés au dossier le 17 mars
2004 ne correspondent pas à ceux exposés lors de la
réunion publique.
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Les propriétaires et résidents du bâtiment collectif
sis 31bis avenue de la Résistance (ex gendarmerie) s’interrogent
sur l’organisation à terme de la copropriété
dès lors que le projet consiste à conserver uniquement
le bâtiment d’habitation le long de l’avenue de
la Résistance, et à intervenir sur la partie arrière
où sont situés des boxes, des entrepôts ainsi
qu’une école de musique. Parmi ces bâtiments
figurent les anciennes écuries de la gendarmerie qu’il
serait souhaitable de conserver.
Ils font de plus état de leurs inquiétudes sur l’apparition
d’immeubles de part et d’autre de leur bâtiment,
du devenir du Parc et de la façon dont les acquisitions seront
traitées.
Ils précisent enfin ne pas avoir reçu l’invitation
à la réunion publique du 2 mars.
Par un courrier ultérieur adressé à Monsieur
le Maire en date du 20 avril 2004, les représentants de la
copropriété du 31bis avenue de la Résistance
apportent leur nouveau point de vue suite aux rendez-vous obtenus
avec le Maire adjoint chargé de l’Urbanisme et le Directeur
du Développement Urbain, qui ont permis une analyse plus
précise du parcellaire et du bâti. Cette lettre précise
notamment que le projet de ZAC pourrait être acceptable dès
lors qu’il permettrait à la copropriété
de conserver le bâtiment des anciennes écuries et un
accès véhicule sur l’avenue de la Résistance.
La Direction du Développement Urbain de la commune est saisie
de cette demande et en vérifie la faisabilité.
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Plusieurs habitants et commerçants de l’avenue de la
Résistance (notamment aux numéros 31, 31bis, 37, 34
et 36) ont porté certaines mentions au registre qui peuvent
être synthétisées et déclinées
ainsi :
* « Au début 2002, hormis les travaux de la gare et
du nouveau marché aucun projet n’était prévu
»
* « Le projet ne doit pas consister à tout raser »
* « Eu égard au projet de ZAC, quel est le devenir
du centre-ville, de ses commerçants et riverains ? »
* « L’invitation à la dernière réunion
publique était peu explicite quant aux lieux réellement
concernés »
* « Une nouvelle audience publique devrait être organisée
par la Municipalité pour entendre les habitants et commerçants
touchés par la ZAC »
-
Une pétition de plus de 175 signataires a été
versée au registre le 13 avril 2004, ceux-ci étant
domiciliés dans le centre-ville de Chelles, mais aussi dans
divers quartiers chellois, et pour certains, dans des communes limitrophes.
Par la suite, d’autres signatures sont venues à plusieurs
reprises compléter cette pétition.
Selon les termes employés, celle-ci désapprouve :
* « La ZAC centre-gare et son extension silencieuse…»
* « L’enclavement du Parc du Souvenir par un ensemble
d’immeubles de 5 étages »,
et demande à ce que « les plans exposés lors
de la réunion du 2 mars 2004 soient rendus publics ».
- Enfin, d’autres chellois ou représentant d’association
(ADEQUA) ont émis diverses observations quant au stationnement,
à la desserte en réseaux des bâtiments, au nombre
de niveaux des constructions projetées en bordure du Parc…
En réponse à ces observations, les précisions
suivantes peuvent être apportées, en complément
de celles délivrées notamment lors de la troisième
réunion publique de concertation.
Pour
ce qui concerne les modalités de la concertation et l’information
de la population, il apparaît nécessaire de rappeler
que la réflexion liée à la revitalisation du
centre gare est engagée depuis 1997, date à partir
de laquelle l’équipe municipale a décidé
de lancer une première concertation. Le Conseil Municipal
a par la suite, en juin 2002, décidé de relancer la
concertation préalable à la création d’une
ZAC sur le secteur centre gare et un nouveau dossier a été
mis à la disposition du public, présentant un périmètre
d’étude et les objectifs et orientations urbaines mis
en concertation.
Les deux scénarios d’aménagement présentés
lors de la dernière réunion publique du 2 mars 2004
s’inscrivent pleinement dans le périmètre d’étude
et les objectifs urbains initialement arrêtés.
Les documents
graphiques représentant ces deux scénarios, et titrés
« projet A – projet B » lors de leur mise à
disposition dans le dossier de concertation en date du 17 mars 2004,
sont des réductions des plans présentés lors
de la réunion publique à plus grande échelle.
Ainsi, la phase de concertation a fait l’objet d’une
mise à disposition du public de différents documents
et de plusieurs articles dans la presse locale.
De plus, les trois réunions publiques ont été
précédées par la diffusion d’une invitation,
chacune émise à 9000 exemplaires. Par ailleurs, en
moyenne, une centaine de personnes s’est déplacée
à l’occasion de ces réunions.
Pour
ce qui concerne le projet en lui-même, le communiqué
de la Mairie de Chelles (texte publié dans La Marne du 5
mai 2004 faisant suite à l’article paru le 28 avril
2004 dans ce même journal) apporte les éléments
suivants :
«
Le journal La Marne s’est fait l’écho, dans son
édition du 28 Avril 2004, de rumeurs et réactions
plus ou moins vives qui font suite à l’annonce d’une
prochaine ZAC (« zone d’aménagement concerté
») dans le secteur du centre-gare à Chelles.
Ce
projet fait, en effet l’objet d’une concertation publique
depuis plusieurs années déjà ; mais l’état
d’avancement des travaux de reconstruction de la gare SNCF
(liés au prochain passage du TGV-Est à l’échéance
2007) n’ont fait qu’accélérer l’urgence
d’une réponse à la question suivante : le centre-ville
de Chelles (deuxième ville du département, comptant
près de 50.000 habitants) doit-il rester en l’état,
ou doit-il prendre la mesure d’un changement qui assurément
constitue pour lui une chance inespérée de redéveloppement
et de revitalisation ?
D’une
certaine façon, la municipalité actuelle a anticipé
sur les évolutions à venir : en encourageant dès
la fin des années quatre-vingt-dix la venue du nouvel Hôtel
des Impôts à Chelles, en aménageant une gare
routière moderne et paysagée pour le réseau
Apolo, en remplaçant l’ancien marché devenu
vétuste par une nouvelle halle, plus fonctionnelle et agréable
(avec parking intégré)…
Toutes
ces réalisations – décriées, si l’on
s’en souvient, de façon grossière et caricaturale
par certains, juste avant qu’elles ne voient le jour –
sont maintenant acceptées et appréciées par
les Chellois dans leur ensemble.
Faut-il
continuer sur cette voie, et faire progressivement évoluer
le quartier-centre du statut pavillonnaire qui le caractérise
depuis le début du siècle, pour en faire un vrai centre-ville
à l’échelle humaine, vivant, animé et
attractif ?
Dans
le prolongement de la campagne menée sur le « Projet
de Ville » en 1997/98, c’est tout le sens de la concertation
ouverte par la municipalité sur le devenir du centre-ville
: trois réunions publiques ont rassemblé en 2002/2004
plusieurs centaines de riverains et d’habitants, souvent intéressés
par les propositions faites de développer le commerce local,
d’assurer un renouvellement de population dans le respect
de la mixité sociale et générationnelle, d’améliorer
la qualité de l’espace public et les liaisons vertes,
de doter ce quartier d’équipements qui lui font défaut…
C’est
ainsi qu’à l’issue de la 3ème réunion
de concertation qui s’est tenue le 2 Mars dernier en Mairie
de Chelles, un scénario de recomposition urbaine a retenu
la préférence des habitants. Il se traduirait par
:
- un agrandissement significatif du parc paysager du Souvenir-Emile
Fouchard au long de l’ancien parking provisoire (aujourd’hui
bétonné),
- l’aménagement d’une place arborée au
droit de l’entrée du Parc (côté Avenue
de la Résistance),
- la réalisation de bâtiments de qualité en
lieu et place des pavillons et boxes de l’Allée Chilpéric
et de certaines parcelles comprises entre le Parc et l’Avenue
de la Résistance (en conservant néanmoins les bâtis
de constitution récente ou témoignant du passé
architectural de la commune – tels le presbytère ou
le bâtiment de l’ancienne gendarmerie et de ses anciennes
écuries…) ,
-
l’installation, à la place de l’ancienne bibliothèque
(aujourd’hui équipement municipal du « 29 Avenue
»..), d’un immeuble de logements locatifs, accueillant
en rez-de-chaussée de nouveaux locaux réservés
à la Poste ainsi qu’une structure d’accueil de
la petite enfance (à proximité de l’aire de
jeux existant dans le Parc),
- la possibilité d’implanter aux abords du Boulevard
Chilpéric (en face de l’Hôtel des Impôts
et à côté de la Gare Routière) des immeubles
d’activités tertiaires et de services, pour favoriser
l’emploi,
- la rénovation des abords de la nouvelle gare SNCF en cours
de reconstruction, ainsi que l’ aménagement d’une
zone de dépose-repose réservée aux bus RATP,
et requalification de l’actuel jardin privatif de la Villa
Max (également conservée comme témoignage du
patrimoine historique chellois) en jardin public arboré…
Ainsi
pourrait se dessiner dans le temps le futur cœur-de-ville de
Chelles, revivifié tout en restant à l’échelle
humaine – ce à quoi les Chellois sont légitimement
attachés -, jouant pleinement son rôle de lieu de rencontre
et d’espace focal pour l’ensemble des quartiers de la
ville.
Cette
démarche de projet prendra du temps pour se réaliser
pleinement : D’abord, parce que cela dépendra pour
une part des capacités budgétaires de la commune (car,
contrairement à ce qu’affirme l’une des personnes
qui s’est exprimée dans les colonnes de « La
Marne » – et a fourni le « gros titre »
de l’article -, la municipalité ne va pas « se
faire du fric » dans cette opération, mais au contraire
en dépenser vraisemblablement, de la façon la plus
raisonnée, pour le bien public). D’autre part, parce
que comme cela a été dit et redit en réunion
publique, la municipalité ne souhaite pas exproprier qui
que ce soit, mais négocier à l’amiable afin
que le caractère d’utilité publique du projet
retenu ne vienne contrecarrer ou porter préjudice à
aucun intérêt particulier reconnu.
La
concertation la plus large et la plus transparente sur les enjeux
d’intérêt général partagés
va donc se poursuivre, d’une part avec les commerçants
et les riverains les plus concernés (d’ici l’été
2004), puis à nouveau avec l’ensemble de la population
légitimement intéressée (à l’automne
2004) dès lors que les études se seront affinées.
Mesurons
bien en tout état de cause, et essayons de partager et de
construire ensemble, l’ambition qui doit être la nôtre
: « Faire de Chelles une ville humaine, active, moderne et
solidaire ! » »
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